Rencontre avec Nicolas Grevesse : un nouveau regard sur les radicalités écologistes
Le CReSPo est ravi d’accueillir Nicolas Grevesse en tant que nouveau doctorant au sein de notre centre de recherche. Diplômé en ingénieur de gestion et âgé de 26 ans, Nicolas nous apporte une approche complémentaire, à la croisée des sciences de gestion et de la sociologie politique. Entre deux randonnées et un voyage en auto-stop, il se consacre désormais à l’étude des mouvements écologistes.
Entretien pour mieux le connaître.
Parcours : des chiffres aux sciences sociales
Après un permis vacances-travail en Nouvelle-Zélande et une année en tant que chercheur au LOURIM, Nicolas a découvert une vocation profonde pour la recherche en sciences sociales et la transmission des savoirs. « Mon parcours en ingénieur de gestion ne collait pas tout à fait avec mon ambition de me tourner vers la sociologie et la politique. Je suis reconnaissant envers l’UCLouvain Saint-Louis pour la confiance accordée à mon profil atypique et très heureux de rejoindre le CReSPo. »
Son projet de thèse : comprendre le tournant radical
En une phrase, son sujet de thèse est clair : Nicolas étudie le rôle de la violence et de la non-violence dans les mouvements écologistes radicaux en France et en Belgique.
Ses recherches s’articulent autour de trois axes majeurs :
- Sociétal : Comment ces mouvements soulignent les dysfonctionnements des systèmes politiques actuels.
- Organisationnel : Comment l’adversité croissante met à l’épreuve les structures militantes.
- Individuel : L’impact de ces trajectoires d’engagement sur la transformation profonde des activistes.
« D’un point de vue sociétal, j’aimerais que ces recherches puissent sensibiliser les citoyen·nes en visibilisant des modes de contestation alternatifs. J’envisage d’ailleurs d’établir des collaborations concrètes avec des ONG et des associations militantes »
Son défi pour les années à venir ? Construire une démarche déontologique irréprochable sur des terrains sensibles et politiquement exposés, où la confiance des acteurs est primordiale.
Le quotidien d’un doctorant
Pour Nicolas, le doctorat est un équilibre entre missions d’enseignement et recherche. Ce qui le motive le plus ? « La chance de pouvoir développer un sujet issu de mes propres réflexions, tout en encadrant des cours en parallèle, ce qui apporte une dimension sociale et concrète très enrichissante. »
Un conseil pour les futurs chercheurs
Interrogé sur les défis du métier, Nicolas aborde avec lucidité les enjeux de la carrière académique. Son conseil pour ceux qui hésitent à se lancer ?
« Anticipez votre avenir dès le départ, mais soyez surtout extrêmement attentifs à votre bien-être. La thèse ne doit pas être une parenthèse durant laquelle on met sa vie sur le côté. Bien au contraire. »
