El Hadji Cheikh Diop

El Hadji Cheikh travaille actuellement en tant qu’expert associé au Cabinet du Secrétaire général des Nations Unies, où il appuie la mise en œuvre du Pacte pour l’avenir, avec un accent particulier sur la gouvernance numérique, ainsi que sur le dossier relatif aux générations futures et à l’équité intergénérationnelle.

Avant d’occuper ce poste, il a exercé en tant que diplomate sénégalais, avec une forte spécialisation en affaires politiques, en occupant des fonctions clés au ministère des Affaires étrangères à Dakar ainsi que dans des postes diplomatiques et consulaires à Londres et à Marseille.

Son parcours académique comprend un master en gouvernance européenne (recherche) de Sciences Po Grenoble, une maîtrise universitaire d’études avancées en sécurité internationale de l’Université de Genève, ainsi qu’un certificat de fin d’études (spécialité diplomatique) de l’École nationale d’administration du Sénégal.

Recherche doctorale

Son projet de recherche traite de : The rise of the unborn in international discourse.

Au sujet de son projet de recherche: « Ma recherche doctorale, en une phrase : pourquoi l’ONU parle-t-elle autant des personnes qui n’existent pas encore ?

En 1945, la référence de la Charte des Nations Unies aux « générations futures » était utilement vague. Elle pouvait désigner aussi bien la jeunesse vivante que des générations distantes à venir. Quelque part en chemin, cette formule ouverte s’est progressivement rétrécie en un personnage très précis : le Non-encore-né (the unborn). Pas-encore-conçu. Perpétuellement sans voix.

Mon projet consiste à retracer la biographie politique de ce personnage. Mon argument central est que cette absence de voix n’est pas un fait naturel, mais une condition historiquement produite. C’est là qu’intervient mon principal déplacement théorique, autour de ce que j’appelle la « sous-détermination » politique et physique des générations futures : une absence construite qui crée un espace que des acteurs contemporains s’empressent d’occuper en tant que gardiens (auto-proclamés). Moins un groupe peut répliquer, plus il devient utile de parler en son nom !

En d’autres termes, ma recherche propose une lecture politique du discours sur les générations futures à l’ONU, en montrant à la fois la cohérence des usages de cette notion dans des contextes spécifiques et les ruptures qui séparent ces discours dans le temps. »

Contact

el.diop@uclouvain.be